Mais qu'est ce qu'on a bien pu faire au bon Dieu (ou au grand horloger c'est selon...) pour en arriver là? Qui a osé interrompre un tigre bondissant, une gracieuse gazelle prête à s'envoler, un
magnifique pinson prêt au grand saut?
C'est l'information principale de ces dernières 24h: le Dakar ex-Paris-Dakar ex-Lisbonne-Dakar etc... a été annulé! Mais oui annulé! Mais comment c'est pas possible ca... Imaginez la
déception (compréhensible au demeurant) de ces passionné(e)s par centaines qui se préparaient (snif) depuis des mois et des mois pour cette course et qui du jour au lendemain la voient supprimée,
virée, remerciée...
Force est de constater que depuis hier midi on ne parlre plus que de cela, que ce soit à la radio ou n'importe ou dans les jounaux, à la télé (c'est TF1 qui doit être content, il va pouvoir
reprogrammer "Urgences" ou "les Experts made in US" puisqu'il n'y aura plus de concurrence sur France TV).
Bref, j'aurais tendance à dire "tout ca pour ça?". Oui pourquoi tant de violance et de harcèkement médiatique pour un évènement qui a mon avis tombe bien mal dans un contexte de pétrole cher, de
prise de conscience (relative, mais quand même) des soucis environnementaux auquels nous sommes confrontés, des problèmes de développement en Afrique, et puisqu'on parle de l'Afrique, les médias ne
se sont pas beaucoup plus intéressés à la suite des émeutes au Kenya: l'information est retombée aussi vite qu'elle est arrivée: comme d'habitude, dès qu'il n'y aplus de quota correct d'hémoglobine
en jeu il faut trouver quelque chose d'autre à mettre en avant... Mais zut quoi, sur France Inter il n'y a pas eu l'ombre d'une information sur le Kenya depuis Jeudi midi... ah si, un vague flash
à midi, sauvé. Enfin bon, chacun ses priorités!
En revanche, je suis heu-reux de vous annoncer que Monsieur S. accompagné de Madame B. sont bien arrivés en Jordanie à bord de l'avion privé de S.A.S le Prince de J. On peut effectivement
s'interroger sur le fait que pour une fois le contribuable n'a pas été mis à profit... mais les médias si, et après tout qui paye la redevence télé pour voir au minimum 10 minutes de chaîne
présidentielle quotidienne?
Tout ca pour dire que cette année 2008 commence sur les chapeaux de roue et que je sens le vent du changement "made in Baguette" s'imposer sur les 366 jours de cette année. Mais étant donné que
l'on a un jour en plus, soit 24H supplémentaires, soit 86400 secondes de boneur potentiel en plus, pourquoi ne pas en profiter pour réfléchir un peu sur nous même et sur notre monde, qui ne demande
qu'"un peu plus d'amour que d'ordinaire"peut-être... On aura perdu le Dakar, mais on aura gagné autant de kilos de CO² en moins dans l'atmosphère!
Pour finir cette chronique tirée du blog de Guillaume Erner (France Inter) sur l'iPhone que je trouve assez sympatique:
" Vous ne trouvez pas que l'on ne parle pas assez de l'Iphone ?
Jeudi 29 Novembre 2007 12:15
C’est scandaleux : depuis le début de l’année, le journal « Libération » n’ a évoqué l’IPhone, le nouveau téléphone d’Apple, que dans 20 articles. 20 articles pour l’Iphone, à peine plus que la
place consacrée au Bénin ou à la Mauritanie, vous vous rendez compte. Alors, heureusement, il y a le Monde – le quotidien de référence – qui lui a consacré 56 articles à ce nouveau téléphone.
Mais enfin tout de même, la preuve est faite : nos quotidiens ont bien du mal à réserver aux informations vraiment importantes la place qu’elles méritent.
Vous allez me dire que vous ne savez pas ce que c’est que l’Iphone ? Et bien c’est exactement ce que je vous disais : la presse vous informe mal. L’Iphone, comme le dit le Monde, c’est – je cite
– une « révolution », une invention entre la roue et la pénicilline, c’est un téléphone sans fil, tout blanc, y a pas de clavier, et pour appeler quelqu’un vous composez son numéro sur l’écran.
Remarquable, n’est il pas ? Non sans blague, il est épatant ce téléphone. Tout petit, petit comme le minitraité européen, comme le minitraité il ne fait pas de bruit mais il change tout. Cela dit
on parle beaucoup plus de l’Iphone que du minitraité européen. Mais l’Europe, ça n’intéresse pas les gens, c’est aussi ennuyeux que si Moulinex sortait un nouveau grille pain – d’ailleurs à ce
propos je vous déconseille de faire griller du pain avec votre Iphone parce que les radiations pourraient être fatales à votre toast. Mais sinon, ce téléphone fait tout : dedans y a un GPS, ça
vous permettra de connaître en permanence la position de Nicolas Sarkozy sur tout, ou bien encore de savoir avec précision ce qui reste du GPS, grand parti socialiste. Vous pourrez aussi choisir
votre sonnerie : en France, l’Iphone sera vendu avec la lettre à Guy Moquet, mais si vous voulez quelques chose de plus gai, vous pourrez lui préférer les Hakas du Grenelle de l’environnement.
Enfin, je vais pas vous faire l’article, il est très simple à utiliser, et pour les mal comprenant, le mode d’emploi de l’Iphone sera rédigé par Yasmina Reza.
Du coup, c’est normal que l’Iphone soit attendu comme le Messie. Sa sortie en France coïncidera avec une nouvelle ère ; on ne dira plus l’an 2000, mais l’an 7 avant l’Iphone. Tout changera : sur
France Inter, on supprimera le « téléphone sonne », ça s’appellera l’Iphone sonne. Du coup, on comprend que la presse nous ait tenu informé minute par minute depuis un an de l’épopée de l’Iphone.
C’est le Monde qui m’a appris, que le jour de son lancement, les américains qui ne sont pas la moitié d’un Bush en auraient acheté 150.000 le premier jour. D’ailleurs, explique gravement le monde
du 26 juillet, 150000, c’est pas la faim dans le monde, c’est pire, les investisseurs sont déçus. Heureusement, le 28 juillet, le même journal le Monde explique qu’Apple en a vendu 300.000 en
deux jours et que du coup, les investisseurs sont rassurés. Arrive pour la France un suspense insoutenable va se dérouler au fil des semaines : qui va distribuer en France ce téléphone ? Bernard
Laporte ? Le PMU ? Raté : un téléphoniste, mais lequel. SFR ou France Telecom ? Bon finalement ca va être France Telecom, l’état est encore actionnaire, alors il faut bien se refaire, parce
qu’avec tout ce que l’on a perdu avec les actions EADS.
En tout cas, on comprend que des centaines de journalistes soient mobilisés pour nous permettre de vivre en direct ce bouleversement. N’allez pas croire que c’est pour faire plaisir aux
entreprises de téléphonie, qu’elles font tellement de pub qu’il faut bien parler d’elle. Une nouvelle ère s’annonce : jusqu’à présent les réclames c’était dans des espaces publicitaires prévu à
cet effet. Mais maintenant les temps ont changé : la publicité, ce n’est plus les marques qui la payent, c’est l’acheteur du journal. C’est pour cela que les journaux gratuits moi, j’y crois pas
: question de moyen, ils n’ont pas assez d’argent, pour publier de la publicité.
Alors bien sûr, il y aura des grincheux. Ceux qui regretteront que la presse pense désormais, dans le choix de ses sujets, beaucoup plus à l’investisseur ou au consommateur qui est en nous, qu’au
citoyen. Le journal devait nous ouvrir sur le monde, maintenant il nous renferme souvent dans l’étroitesse de notre monde propre. Le téléphone est dans ce contexte un symbole : le grand média
rend hommage au petit, informer notre contemporain, c’est lui dire comment il parlera à son cercle de proche, avec son téléphone. C’est peut être pour cela que l’on ne méfie des médias, tandis
que l’on sacralise son téléphone, devenu un objet culte, comme dans la série 24 heures où un téléphone cellulaire tient lieu de personnage principal. Un signe que la communication a remplacé
l’information. Mais si l’on informe de quelque chose, on communique voila tout ; et bien avec l’Iphone on en est sur désormais : on peut communiquer sur le rien."
Source: http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=19
Non mais...